Et oui, un peu d'histoire... mon histoire et surtout le tournant de ma vie...
Mais commençons un rien plus tôt
Fin 2000, votre serviteur est un homme comblé car est enfin arrivée sa petite Princesse prénommée Fiona.
Que dire de lui?
Il vit en couple, qui suite à la naissance de Fiona pour une fois ne bat pas de l'aile, a de l'embonpoint
( 120kg :(( ), a un travail dans lequel il s'épanouit, gagne bien sa vie et quelque part se sent heureux, même si en manque de maturité.
Les mois passent, Fiona grandit lentement mais sûrement, lui se donne à fond dans son travail et son patron le lui rend bien...
Les mois continuent à s'écouler pour en arriver à juin 2002.
Le temps est au soleil, il fait beau et chaud, lui travaille car nous sommes en semaine et madame elle, va se promener avec Fiona, la maman de son conjoint (ma maman si vous avez pas compris :p) ainsi que deux soeurs de celle-ci au Domaine Provincial d'Huizingen, situé non loin de Bruxelles et récemment renové.
Tout se passe bien, tout le monde profite du soleil jusqu'à ce que Fiona, courant vers la table de la terrasse où se trouvait la famille, glisse sur du sable et tombe, tête la première, sur une des nouvelles bordures de la terrasse venant d'être totalement renovée et dont l'arête est saillante.
La famille s'affole, se lève en s'attendant à l'entendre hurler mais non... Fiona est cyanosée
(le visage bleu/mauve).
Ce n'est que quelques secondes après qu'un cri déchirant s'expulse de sa gorge, alors qu'on la relève, voyant ainsi la marque nette laissée par la bordure sur le nez de Fiona.
Elle est bien sûr consolée par tout le monde qui se remet peu à peu du choc et vient alors la décision d'appeler son papa, en rendez-vous en clientèle à 40km de là, car il serait bon d'emmener Fiona à l'hôpital mais aucune des femmes présentes n'est motorisée.
En rendez-vous, mon gsm sonne et normalement je ne décroche pas mais voyant qu'il s'agissait de ma conjointe, je m'excuse auprès de mon interlocuteur, m'éloigne quelque peu et répond à l'appel.
Ma conjointe, affolée et en pleurs, m'explique ce qui vient de se passer.
Je tente de la calmer, la rassure et lui dit que j'arrive dès que je peux, suite à quoi je m'excuse à nouveau envers mon rendez-vous et quitte dare-dare l'endroit afin d'aller chercher ma fille pour aller à l'hôpital.
Pour info, je suis quelqu'un qui réagis de manière calme et froide aux situations de stress extrèmes et il en fût de même ce jour là, même si j'ai toutes les peines du monde à me souvenir des détails de mon trajet pour aller retrouver Fiona, lequel ne dura que peu de temps tant j'ai roulé vite.
Je vous passe les détails de la suite, arrivé auprès de Fiona, nosu nous rendons à l'hôpital pour apprendre qu'elle n'a rien.
La nouvelle nous fait pousser un énorme soupir de soulagement et nous rentrons à la maison.
Le stress étant retombé, je m'écroule dans le fauteuil et m'endors.
Les quelques jours qui s'ensuivent nous permettent de nous remettre de nos émotions...
Le réveil sonne, c'est le matin et l'heure pour moi de me lever, me laver et me préparer pour une nouvelle journée de labeur.
Rien ne va, que se passe-t'il?
Pourquoi ai-je tant de difficulté à faire tous ces gestes de la vie courante et tant de fois répétés?
Pourquoi mes membres sont-ils si raides et maladroits?
Je me rends au travail en voiture, en chemin et sur place je ne peux que constater qu'il n'y a pas d'amélioration... Ecrire m'est devenu on ne peut plus difficile, taper au clavier est une sinécure car pas moyen de taper sur la touche visée, ma tasse de café me glisse des mains, etc...
Je ne panique pas mais les questions fusent!
"Bon, mon grand, va voir un docteur" me dis-je.
Ce que je fis, pour apprendre que j'étais atteint de spacicité.
Késako?
Rigidité musculaire m'explique le médecin qui m'envoie chez un confrère neurologue, qui est encore aujourd'hui mon spécialiste SEP attitré.
S'ensuivent une série d'examens dont je n'aurai les résultats que dix jours après!
Mon neurologue savait d'ores et déjà ce que j'avais mais voulait en être certain avant de m'annoncer la triste nouvelle.
Et vint la nouvelle...
Assis chez mon neurologue, celui-ci ne sait trop comment m'expliquer ce que j'ai laors que je le bombarde de questions et lui explique ce qui me passe par la tête, car oui j'ai assé tout ce temps à me demander ce dont j'étais atteint et malheureusement pour moi j'ai une imagination débordante.
De plus, internet n'est pas toujours le moyen le plus fiable pour avoir réponse à ses questions!
Mon neurologue se décide alors enfin à me le dire: "VOUS ETES ATTEINT DE SCLEROSE EN PLAQUES"
Viennent alors les images de chaise roulante dans mon esprit alors qu'il tente de son mieux de m'expliquer ce qu'est cette maladie et tente de me rassurer...
Et voici dont le tournant de ma vie, décrit de manière romancée je l'admets, mais il est encore aujourd'hui difficile pour moi de parler de tout cela.
La raison en est que cette manière de vous raconter mon histoire me permet de m'en détacher et de vous ouvrir mon âme plus facilement.
Suite au prochain épisode car, croyez-le ou non, reparler de tout cela m'a épuisé...